une tristesse bien cachée

J’accompagnais l’autre jour Pascale qui me relatait sa colère après des collègues de travail, qui ne respectaient pas les mêmes règles de travail, qui n’était pas aussi consciencieux qu’elle.

En explorant la situation, Pascale avait des difficultés à comprendre l’origine de sa colère puis a fini par aborder ce perte à l’occasion d’un décès d’un proche.

Elle réalisait tout d’un coup combien ce décès prématuré l’avait touché et sans qu’elle se soit encore autorisée à être triste. Après tout, c’est la vie !

Nous sommes en présence d’une émotion parasite, une émotion de substitution. Tristesse

La joie est faite pour être partagée, la peur nécessite d’être rassuré, la colère demande à être entendue, la tristesse appelle à être consolé.

Mais parfois cette émotion ne peut pas s’exprimer parce que l’enfant, qui sommeille en nous, avait appris que « cela ne se fait pas » d’exprimer cette émotion.

« Un garçon comme toi n’a pas peur »

« Il ne faut pas être triste »

« il ne faut pas se mettre en colère »

Quand l’enfant puis l’adulte éprouve alors un sentiment interdit, il lui substitue alors une émotion autorisée, sans être parfois conscient du sentiment interdit qui l’avait effleuré.

Cette émotion de substitution ne permet de clore de façon satisfaisante une situation à cause du décalage entre le contexte et le sentiment éprouvé.

En effet, le besoin sous-jacent (être consolé pour la tristesse par exemple) n’est pas satisfait puisque l’émotion authentique n’est pas exprimée.

Le travail d’accompagnement peut alors consister à inviter  la personne  à explorer son ressenti pour lui donner la possibilité et la permission d’exprimer une émotion authentique et de recevoir la satisfaction de son besoin.


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