La motivation, la recherche de sens et la satisfaction d’un besoin

La question de la motivation fait partie des points qui sont souvent abordés en coaching.

Un coaching prescrit par une entreprise pour l’un de ses collaborateurs peut parfois être exprimé sous cette forme : « il n’est plus très motivé. »

Plus fréquemment, la question de la motivation arrive spontanément au cours d’une séance.

La motivation renvoie aux différents facteurs, conscients et inconscients, de nos conduites.

Le terme peut à ce titre être rapproché de ceux de désir, pulsion et besoin.

Je n’aborderai pas ici les questions du désir inconscient qui motivent nos actes mais plutôt celles des aspects accessibles à la conscience.

La motivation renvoie rapidement au sens. Pour que je fasse cet article, que je sois motivé pour l’écrire, il faut que ma conduite ait un sens à mes yeux.

La perte de la motivation doit être rapprochée de la perte de sens, et être motivé c’est pouvoir donner un sens à mon action .

Cette question du sens a évidemment une connotation personnelle, liée aux valeurs dont chacun est porteur.

Pour autant, le manager d’une équipe, d’une organisation a un rôle essentiel lorsqu’il tente donner sens à l’action collective, en communiquant sa vision de l’objectif.

Une autre approche classique de la motivation est l’idée de répondre à des besoins.

Le besoin est défini comme une tension qui pousse l’individu à rechercher une situation plus satisfaisante.

Abraham Maslow (1954) a listé des besoins, en les hiérarchisant.

Au niveau le plus bas, il y a les besoins physiologiques (la faim, la soif, la sexualité).

Les besoins de sécurité contre les dangers, les privations ressortent du niveau 2.

Dés lors que ces besoins des niveaux inférieurs sont satisfaits, d’autres besoins apparaissent.

Les besoins d’appartenance à un groupe, d’être reconnu par les autres sont au troisième niveau.

Puis apparaissent les besoins d’indépendance, d’autonomie et d’estime de soi, au quatrième étage.

Enfin au sommet de la pyramide, apparaît le besoin de se réaliser, d’épanouissement personnel, de confiance en soi. Ce besoin peut se traduire par exemple par la l’acquisition de nouvelles connaissances (reprendre des études), ou des recherches esthétiques (l’art, la musique).

Ces deux derniers besoins, d’après la théorie de Maslow, ne sont jamais pleinement satisfaits et réclament une recherche continuelle.

Je suis frappé de la pertinence toujours actuelle de ce modèle pour l’avoir constaté en coaching et à titre personnel.

Si les besoins de niveaux supérieurs ne peuvent apparaitre que lorsque les besoins de niveaux inférieurs sont satisfaits, la situation n’est pas figée et des besoins autrefois satisfaits peuvent resurgir de façon prioritaire.

Les changements de postes dans une carrière en sont une bonne illustration.

Celui qui a l’expérience de l’expatriation a découvert comment le besoin de sécurité, dans ses aspects les plus pratiques – sécurité de soi et de sa famille – , pouvait être réinterrogé à l’arrivée dans un nouveau pays.

Plus classiquement, une prise de poste est d’abord un enjeu de sécurité dans l’emploi puis d’appartenance au groupe avant d’être une recherche d’autonomie ou de réalisation de soi.

De la même façon, celui qui a eu l’expérience d’une perte d’emploi a pu s’interroger sur ces besoins non satisfaits : besoin de sécurité matérielle liée au caractère précaire des allocations de chômage, besoin d’appartenance liée à une perte d’identité sociale ?

Quel est votre besoin, ici et maintenant, dans votre situation actuelle ?

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