Coaching : l’émergence d’un nouveau public
Le coaching, mot importé des Etats-Unis, où l’encadrement individualisé se pratique depuis les années 50, a été connu dans un premier temps grâce au domaine sportif puis s’est progressivement développé dans le monde du spectacle puis des affaires. Aujourd’hui, il s’est démocratisé et on le retrouve dans la sphère privée : pour réussir sa scolarité, sa vie affective ou une carrière professionnelle, nombreux sont ceux qui sollicitent désormais un coach car la société a de plus en plus besoin de spécialistes qui aident à donner du sens à la vie du coaché.
- les étudiants : il s’agit souvent d’un adolescent un peu perdu et entouré par des parents inquiets pour son avenir.
Entre conseil d’orientation et écoute personnalisée, l’accompagnement individualisé par un coach se joue autant sur les méthodes de travail à l’école que sur la motivation personnelle et la confiance en soi.
Il s’agit de séance de discussions avec ou sans les parents, de mises en situation et de programmes de travail sur plusieurs séances. Le coaching agit sur la motivation de l’élève: si chacun a un potentiel, encore faut-il savoir l’activer. Le coach aide l’élève à prendre confiance en lui et à définir son objectif.
- les chefs d’entreprise des PME :
Les petits patrons ou ceux qui créent leur entreprise éprouvent le besoin de se confier ou de parler ouvertement des problèmes auxquels ils sont confrontés.
Les petites entreprises ont de plus en plus recours à un coach grâce aux médias qui ont popularisé le recours au coaching. A la télévision, il y a le coach déco, coach relooking, coach grand frère : les patrons se disent pourquoi pas moi. Aux Etats-Unis, le coaching est devenu un élément de valorisation sociale.
De façon symptomatique, les médias se font de plus en plus écho et alimentent l’importance grandissante d’un métier qui, désormais au-delà du phénomène de mode, présente des aspects structurels et répond à des besoins réels et durables.
Les créateurs d’entreprises ont surtout besoin de rompre avec la solitude du chef d’entreprise face aux décisions à prendre: s’associer ou/et se développer. Alors qu’avec les patrons des grandes entreprises, il sera surtout question de stratégie et de rachat de structures. La demande de coaching, dans les deux cas, est souvent pour ne plus se sentir seul.
Le coaching a un coût mais les bénéfices potentiels sont importants: moins de démissions, des employés motivés et un chiffre d’affaires en hausse.
Mélissa Moriceau

