Apprendre à gérer un stress
Comment définir le stress ? En physique, il correspond à une contrainte excessive subie par un matériau.
Dans notre vie moderne, le stress exprime une situation de malaise vécue par une personne, et reliée à une pression extérieure identifiée comme la cause du malaise.
Les listes des évènements de la vie pouvant générer un stress chez une personne sont nombreux :
- Maladie ou décès d’un proche, difficulté dans l’éducation d’un enfant, accident, cambriolage,
- Difficultés professionnelles,
- Changement des conditions de vie,
etc
Pour faire face à un évènement de ce type, chacun dispose de ressources qui sont liées à l’expérience acquise de situations similaires, à la personnalité et aux soutiens que nous pouvons aller chercher chez autrui.
L’état de stress représente alors une insuffisance de ressources face à un ou plusieurs stresseurs.
En effet, tant que la personne estime qu’elle a suffisamment de ressources à sa disposition pour faire face à un évènement de vie, il n’y a pas de stress ressenti.
La réaction de la personne au stress se fait dans plusieurs dimensions :
Au niveau physiologique, le stress libère des hormones qui apportent des ressources à l’organisme. Un stress persistant cependant peut entrainer des réactions somatiques dysfonctionnelles de l’organisme.
Au niveau psychologique, le stress génère des émotions et des pensées associées.
Au niveau comportemental, le stress peut modifier les modes d’action, les façons d’agir de l’intéressé.
Face à ce constat, le coach peut avoir un rôle pour accompagner son client à mettre en œuvre une stratégie de coping pertinente. Cette stratégie d’adaptation se décline à plusieurs niveaux :
- Une action sur le stesseur de type résolution de problème, en se soustrayant par exemple au stresseur ou en apprenant à regarder différemment la situation,
- Une action sur la réaction au stress, centrée sur les émotions et les pensées automatiques qui y sont associés,
- Une action sur la résistance au stress, centrée sur le mode de vie, les comportements alimentaires, les loisirs, etc
Au plan physiologique, des techniques simples de relaxation corporelle – la respiration abdominale profonde – permet de retrouver une certaine détente.
Au niveau émotionnel, il est important d’identifier les situations qui génèrent des émotions, de nommer ces émotions (colère, tristesse, peur, etc) et de prendre conscience des pensées automatiques qui viennent immédiatement à l’esprit, et petit à petit d’essayer d’y substituer d’autres pensées plus réalistes.
Le travail sur les attributions causales, évoqué dans un précédent article, est à nouveau précieux.
Il est fréquent en situation de stress, de faire des distorsions cognitives, autrement dit des erreurs d’interprétations des petits évènements de la vie qui nous conduisent à une vision déformée de la réalité.
L’inférence arbitraire consiste ainsi à tirer des conclusions sans preuve.
Exemple : Mon responsable annule un entretien qu’il avait programmé avec moi. J’en conclus qu’il a une mauvaise opinion de mes résultats.
L’abstraction sélective consiste à se centrer sur un détail, au détriment de des autres éléments de la situation.
Exemple : Je n’ai pas su répondre à une question lors d’une présentation et j’en conclus que j’ai échoué lors de ma présentation, en omettant les autres moments de celle-ci.
La surgénéralisation consiste à tirer une conclusion à portée générale d’une situation particulière.
Exemple : L’entretien annuel d’évaluation que je viens d’avoir avec mon responsable n’a pas répondu complètement à mon attente et j’en conclus que je n’aurais pas le changement de poste que j’espérais.
Au final, il est important de retenir que s’il est parfois difficile de changer la réalité dans laquelle je vis, il est par contre possible, avec l’accompagnement d’un coach, de modifier nos réactions face à cette réalité, et le regard porté sur cette réalité.
En ce sens, la réalité bien est une construction de l’esprit.
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Cet article m’a beaucoup intéressée,
un autre aspect aurait aussi pu être abordé : celui de la frustration. Au delà du stress, lié à l’insuffisance de ressource, il est parfois efficace de s’interroger sur ce qui est en jeu pour nous face à un stress : qu’avons-nous peur de perdre? Quel risque encourrons-nous? En quoi l’estime de nous-même, notre besoin de reconnaissance, nos identités sont-ils exposés/compromis dans cette situation? Autant de façon de se recentrer sur nous-mêmes (sujet) en prenant plus de distance par rapport à la situation (objet) et explorer des voies de résolution.
merci de ce commentaire que je partage pleinement. Etienne